Ils offrent un accompagnement gratuit aux entreprises traditionnelles qui s’engagent en faveur du développement durable et aux jeunes pousses des cleantech : appui dans la recherche d’aides, de locaux, de main-d’œuvre, opportunités de marchés…

Autre initiative, en Bretagne cette fois, où les CCI ont créé la marque « Bretagne développement durable » en 2007. Elles échangent leurs expériences pour stimuler les éco-activités. Et la ville de Rennes organise un salon annuel des éco-activités, dont la deuxième édition se tient les 28 et 29 janvier.

Les grandes métropoles ne sont pas en reste. Rhône-Alpes veut s’imposer comme « le territoire des cleantech en Europe » en s’appuyant sur ses trois pôles de compétitivité : Tenerrdis (énergies renouvelables), Axelera (chimie-environnement) et Lyon Urban Truck and Bus (transports urbains propres).

La région et la communauté urbaine du grand Lyon doivent présenter un plan d’actions dans les prochaines semaines pour renforcer la R&D dans les écotechnologies, accompagner les PME du territoire dans leur mutation vers les technologies propres et attirer de nouvelles sociétés.

L’Ile-de-France avance aussi ses pions : l’agence Paris Développement veut soutenir la croissance verte et encourager les éco-innovations en fédérant une communauté d’entreprises et d’investisseurs via l’initiative Innov’Eco, qui s’appuie sur des conférences trimestrielles.

Aujourd’hui, les éco-activités représentent 17 milliards d’euros de chiffre d’affaires et 112 000 emplois dans la région, qui compte notamment le pôle de compétitivité Advancity, consacré à la ville et à la mobilité durables.

A noter : les collectivités qui font du développement durable une priorité peuvent postuler aux Rubans du développement durable, organisés par l’Association des Maires de France, l’association des maires de grandes villes de France, le comité 21 et Dexia. Les candidatures pour la 7ème édition doivent être envoyées avant le 30 mars 2009."

La plupart des territoires ont bien assimilé que le Green is Gold. En effet, selon l'ADEME, les marchés des énergies renouvelables et de l’amélioration énergétique par exemple pourraient doubler en France d’ici à 2012 pour atteindre 70 milliards d’euros (sur la base des objectifs du Grenelle de l’environnement). Avec 440 000 emplois à la clé... Le comité stratégique des éco-industries dans le cadre du lancement du plan "écotech 2012" devrait lui aussi permettre à la France de ne pas rater ce virage "éco-économique."